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Venez, faisons ensemble du Québec un pays !

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Nous avons une chance sans précédent de nous donner un pays et les moyens d’une société progressiste. J’entends par là une société créatrice et équitable dans son développement économique et social, un Québec français et inclusif, un Québec vraiment démocratique. Le programme de pays que vient d’adopter notre parti fonde de telles orientations. Il faut maintenant dire comment nous pouvons le concrétiser, le véhiculer et surtout le réaliser. La campagne à la direction doit être autre chose qu’une campagne d’image. Le renouvellement du parti doit être le renouvellement des idées et du cadre stratégique. Contrairement à certaines périodes de l’histoire de notre parti, le futur chef du parti québécois doit incarner pleinement et avec détermination le programme du parti, en éliminant les orientations perdantes du passé qui ont nui considérablement au progrès du Québec vers son indépendance nationale.

L’indépendance, c’est ne plus seulement défendre notre identité et notre héritage national, c’est bâtir notre avenir, inventer une société nouvelle, sûre d’elle-même et coopérant avec les autres, c’est acquérir la fierté d’une nation libre, inclusive, inventive, productive, pleinement démocratique et impliquée dans la société des nations. L’indépendance du Québec est nécessaire et urgente!

Pour en arriver au pays…

Québec français et inclusif…

Équité et solidarité sociale…

Financement public de la santé et de l’éducation….

Québec innovateur et créateur de développement durable …

Québec des régions…

Québec démocratique…

Face à monde nouveau…

Innovation et développement durable

Solidarité et finances publiques

Pour en arriver au pays…
Pour en arriver au pays il faut éliminer les excès soi-disant « stratégiques » de l’étapisme et les remises à toujours plus tard de nos décisions fondamentales comme peuple. Il faut faire avancer la souveraineté avant, pendant et après les prochaines élections  :

  • avant, en mobilisant les forces vives de la nation autour du projet de pays;
  • pendant en liant l’élection d’un gouvernement du parti Québécois à la réalisation de la souveraineté, à la « mise en place de l’appareil législatif, administratif et financier pour le pays »;

  • après , en posant des gestes préparatoires d’affirmation de la souveraineté et en organisant un référendum décisionnel qui autorisera l’Assemblée Nationale du Québec, au lendemain d’un oui majoritaire, à déclarer la souveraineté, remplaçant ainsi l’ordre juridique canadien par l’ordre juridique québécois.

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Québec français et inclusif…
Le Québec que je veux voir accéder au rang des nations libres et souveraines doit être résolument français et inclusif . Une des raisons fondamentales qui justifie le projet de pays est notre héritage culturel et notre langue française. Un peuple qui ne peut interagir directement avec les autres États prive les autres peuples souverains de son apport distinctif. La percée de nos créateurs et de nos producteurs sur la scène internationale montre la voie, mais elle doit être appuyée et étendue par une participation directe aux organismes internationaux dans le but de maintenir la diversité culturelle et linguistique du monde. En particulier, le plein contrôle de nos politiques culturelles nationales, de nos outils de support à la culture, notamment la réglementation de la radio, de la télévision et des télécommunications, ainsi que la capacité nouvelle à réinvestir dans l’Éducation nationale, serviront à appuyer la consolidation et l’essor d’un Québec français et inclusif. Ce raisonnement s’applique aussi à l’intérieur du Québec. Le Québec, libéré enfin de ses luttes défensives, partageant sa langue et sa culture avec les citoyens de la minorité anglophone, des communautés culturelles et des peuples autochtones s’enrichira d’une diversité culturelle lui donnant autant de fenêtres ouvertes sur le monde. Intégration ne signifie pas assimilation. Le partage d’une langue commune par tous les québécois est la meilleure garantie que le dynamisme de tous les citoyens, quelle que soit leur origine, soit pleinement soutenu et intégré en vue du bien collectif et de l’essor de la nation.

Détails : texte à venir…

 

Équité et solidarité sociale …
La fin du déséquilibre fiscal, des doublements de juridiction et de la dispersion de nos pouvoirs collectifs sont essentiels pour un Québec fondé sur la justice et la solidarité sociale. L’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de s’accroître dans notre société. Pour en arriver à éliminer la pauvreté et la précarité, il faut que le Québec, particulièrement dans les régions ressources, devienne à la fois créateur d’emplois et de développement social, par l’intégration de ses politiques sociales, économiques et fiscales. Un élément clef de la lutte à la pauvreté est la mise en place d’un revenu minimum garanti, que d’autres appellent « revenu de citoyenneté » ou «allocation universelle ». Une telle politique consiste à verser sans conditions à tous les citoyens un revenu de base cumulable avec tout autre revenu, y compris aux étudiants, aux conjoints au foyer et aux travailleurs à temps partiel, tout en maintenant une incitation au travail contrairement à la situation actuelle. Un effet intéressant sera de stimuler le développement de l’économie sociale, tout en facilitant la conciliation entre travail, famille et études. En particulier, les femmes, chefs de famille monoparentales, seront les premières bénéficiaires d’une politique moderne de sécurité du revenu.

Détails : texte à venir…

Financement public de la santé et de l’éducation….
Le rapport Ménard sur le financement public de la santé vient de souligner à nouveau le fait que, dans le régime actuel, la société québécoise n’a plus les moyens de faire face à l’accroissement des coûts de santé et d’éducation. Les coûts de l’éducation s’accroissent en proportion avec les énormes besoins de formation aux nouvelles compétences de la société du savoir, alors que les coûts de la santé augmentent rapidement sous le double impact du vieillissement de la population et de l’appareillage technologique requis. Les échappatoires que sont l’augmentation des taxes régressives touchant les plus démunis, ou le recours au privé, générateur de coûts additionnels pour les citoyens, ne sont pas des solutions. La santé et l’éducation sont des responsabilités publiques que notre gouvernement national doit rendre accessible à tous, indépendamment de leurs revenus. Le déséquilibre fiscal, principal obstacle à la solution de ce problème, n’est pas une simple bataille entre deux ordres de gouvernements qui se disputent des pouvoirs. Il est l’expression concrète, chiffrée, évidente, de la dépendance de notre société, le Québec, de son incapacité à coordonner ses politiques et dont les budgets lui échappent. En 5 ans, le Québec a fait face à des coupures de 7,5 milliards de dollars, lesquelles se poursuivent. Comme le souligne éloquemment l’étude sur le budget d’un Québec indépendant publiée récemment, les surplus fédéraux sont suffisants pour effacer les dettes de toutes les provinces réunies. Le rapatriement de nos impôts au Québec est la seule solution réaliste à la crise des finances publiques qui étrangle le Québec-province, pour faire face au vieillissement de la population et pour réinvestir dans l’éducation et de la santé.

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Québec innovateur et créateur de développement durable …
La crise écologique mondiale, les coûts énormes et les risques pour l’être humain de la société de consommation à outrance, soulignent à l’évidence l’absolue nécessité de nouvelles façons de produire et de consommer. Par ailleurs, le développement de l’économie et de l’emploi nous oblige à maîtriser le changement technologique, principal moteur de développement et de création d’emplois dans la nouvelle société de l’information et du savoir. Le Québec doit devenir davantage innovateur pour concilier ces objectifs, pour créer un développement durable intégrant les dimensions économiques et sociales. L’innovation sociale doit progresser au même rythme que l’innovation technologique et économique . Cette dernière, créatrice d’emplois durables, doit se fonder sur le développement des nouvelles compétences par l’éducation, sur l’excellence de la recherche et du développement, sur l’entrepreneurship de citoyens innovateurs et sur des choix sociétaux favorisant le développement des technologies respectueuses de l’environnement : technologies de l’information, biotechnologies, énergies renouvelables. La clef de ces développements demeure l’initiative économique et sociale sous toutes ses formes, appuyée par un gouvernement national disposant de tous ses outils. Valoriser l’initiative et l’esprit d’entreprise dans le secteur privé, les coopératives ou l’économie sociale n’est pas une valeur de droite. C’est d’abord miser sur le désir d’action et d’accomplissement personnel, particulièrement présent chez la jeune génération.

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Québec des régions…
Le développement économique et l’emploi doivent être distribués équitablement sur le territoire du Québec. Or, le Québec ne peuple plus son territoire! Comment convaincre un immigrant de s’installer dans une région ressource, alors que de plus en plus de personnes dans cette région, particulièrement des jeunes, la quitte pour aller travailler à Montréal, à Québec, ou pire, à Toronto ou aux États-unis?! Or, il est possible d’initier un mouvement de retour et de peuplement des régions par une immigration contrôlée, mieux répartie sur le territoire du Québec. La nouvelle économie fondée sur l’Internet et les autres moyens de communication rend possible diverses formes de développement durable quelles que soient les distances, sans compter l’établissement d’industries de transformation et de services proches des sources d’approvisionnement. Pour cela, il faut une politique de peuplement et de développement régional, appuyée par un État québécois disposant de tous ses moyens. Dans le Québec-province actuel, on ne peut demander à l’État québécois de décentraliser des pouvoirs ou des budgets qu’il n’a pas. Pour ma part, je suis fédéraliste dans un Québec souverain! En récupérant ses pouvoirs et les budgets que nous envoyons encore à Ottawa, en mettant fin aux dédoublements coûteux de Ministères et d’agences gouvernementales, par ailleurs souvent en conflit, l’État Québécois pourra créer des administrations régionales fortes et leur confier des responsabilités avec les budgets correspondants. L’État et les régions acquerront les moyens d’une politique de l’emploi et de peuplement misant à fond sur le dynamisme de chaque région du Québec.

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Québec démocratique…
Sous la poussée néo libérale, la démocratie recule. Les sociétés se bureaucratisent se hiérarchisent, déresponsabilisant les citoyens et les groupes. Laisser les citoyens démunis devant des forces économiques extérieures sur lesquelles ils n’ont aucune prise est un recul énorme de civilisation et de démocratie. La justice sociale, la création d’un développement économique et social durable et équilibré sur le territoire sont impensables dans un contexte de dépendance politique des personnes, des communautés et de la société québécoise dans son ensemble. L’indépendance du Québec doit favoriser une démocratie sociale re nouvelée où certains rôles de l’État sont décentralisés vers le secteur communautaire, les régions et les communautés locales. Au sein des entreprises privées, coopératives ou communautaires, il faut établir une démocratie au travail par la généralisation de formes démocratiques de gestion, et en renforçant l’accès au syndicalisme. Au niveau de la société globale, la récupération des pouvoirs de l’État fédéral est l’occasion de faire évoluer l’État providence centralisé et bureaucratique, vers un État décentralisé et responsabilisant, vers un État ordinateur, compensateur et catalyseur. Le débat démocratique et la libre expression des opinions doivent être favorisés par différents moyens tels que: concertation permanente des acteurs de la société civile, réforme des institutions centrales de l’État, éthique dans le financement des partis politiques, mise en place d’un mode de scrutin proportionnel reflétant mieux la diversité des courants d’opinion dans la société tout en augmentant la participation des citoyens, et surtout des citoyennes, aux partis politiques de leur choix.

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Face à monde nouveau – Vers une autre mondialisation…
Le nouveau nationalisme québécois se caractérise par son internationalisme. Le monde nouveau qui se développe fait des peuples des cellules du « village global », de la société internationale. Les économies sont de plus en plus en plus intégrées entre elles. Notre capacité à exceller sur le plan scientifique et technologique, à exporter et à échanger, à participer au dialogue des cultures, à faire notre part dans l’équilibre écologique de la planète, à promouvoir la paix et la solidarité internationale, en un mot notre capacité à civiliser la mondialisation dépend de notre accession au concert des nations . Un peuple absent des organismes et des forums internationaux où se décident les orientations de la planète a peu d’avenir. La participation à la société des nations implique des relations entre égaux impossibles entre un peuple dépendant politiquement et des peuples qui jouissent de la pleine personnalité internationale et de tous leurs outils collectifs. Un peuple ne peut se développer et apporter quelque chose aux autres peuples qu’en misant résolument sur les capacités de ses citoyens, sur leur capacité d’innovation et de création, en un mot en misant sur sa culture propre en même temps que sur le dynamisme de ses échanges avec l’extérieur. L’indépendance, c’est ne plus seulement défendre notre identité et notre héritage national dans une mentalité de survivance, mais c’est bâtir notre avenir, inventer une société nouvelle, sure d’elle-même et coopérant avec les autres, c’est acquérir la fierté d’une nation libre, inclusive, inventive, productive, pleinement démocratique et impliquée dans la société des nations.

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