Exposé pour le premier débat national de la course à la direction du parti Québécois |
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Solidarité et finances publiques
Un revenu de citoyenneté et une politique de pays pour un Québec sans pauvreté
Combattre le néo-libéralisme
« LE QUÉBEC C’EST D’ABORD ET AVANT TOUT 7 MILLIONS D’INDIVIDUS ET NON UNE COLLECTIVIÉ DE 7 MILLIONS » disaient les jeunes libéraux en aout 1999. Depuis, fidèle à ce credo néo-libéral le Gouvernement Charest cherche à réduire les impôts, augmente les tarifs, fait des compressions à l’aide sociale, dans l’aide financière aux étudiants, dans les centres de la petite enfance, dans les budgets de l’Éducation, sans plan d’action véritable de lutte à pauvreté, plan d’action qui devait pourtant donner suite à la loi 112 adoptée par notre gouvernement en décembre 2002.
Le résultat, c’est le maintien de la pauvreté et de la précarité, et c’est le développement des réflexes de « Lutte aux pauvres » plutôt que Lutte à la pauvreté, c’est la désolidarisation sociale. Les politiques de Jean Charest et de Paul Martin SONT un recul de civilisation!
Un autre avenir est possible
Voulons-nous d’un pays calqué sur celui des Américains, des Ontariens ou des Albertains. Non, car un autre avenir est possible, comme l’exprimait René Lévesque lorsqu’il parlait du modèle Suédois? Aujourd’hui, dans les pays scandinaves, la pauvreté se situe entre 3% et 4% contre 15% au Canada; Les jeunes défavorisés réussissent mieux à l’école que les Nord Américains. La Finlande, est devenue l’un des pays plus riche du monde en misant sur l’amélioration des connaissances techniques des jeunes et des chômeurs (Ex : NOKIA) comme j’avais commencé à le faire en introduisant les ordinateurs dans les écoles, en créant les centres techniques spécialisés dans les CEGEP et par le soutien à l’emploi scientifique dans les PME.
Les scandinaves, marqués par des décennies de social-démocratie font manifestement quelque chose de plus. Dans un Québec souverain, nous pourrons nous aussi miser encore davantage sur nos acquis et combiner créativité scientifique, économique et sociale.
Un revenu de citoyenneté (allocation universelle)
La marche internationale des femmes il y a quelques années nous a indiqué la voie vers une véritable politique nationale anti-pauvreté. Un élément clef est la mise en place d’un revenu de citoyenneté, revenu minimum garanti ou «allocation universelle » qui consiste à verser sans conditions à tous les citoyens un revenu de base (allocation universelle), égal pour tous, cumulable avec tout autre revenu, y compris aux étudiants, aux conjoints au foyer et aux travailleurs autonomes à plein temps ou à temps partiel, tout en maintenant une incitation au travail. Il s’agit d’un montant suffisant pour éliminer le risque du manque des biens premiers : nourriture, vêtements, logement, éducation, santé, médicaments. Seuls les gains additionnels cumulés sont soumis à un impôt progressif sur le revenu.
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Il permet d’éliminer l’INCOHÉRENCE des politiques et mesures d’aide sociale des deux gouvernements (une trentaine), où par exemple les coupures à l’assurance chômage fédérales ont augmenté les charges d’aide sociale du gouvernement du Québec avec ses conséquences néfastes sur les individus.
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Il permet de réduire de 15% LE DES COÛTS BUREAUCRATIQUES par l’élimination des conditions d’admission et de la nécessité de leur contrôle.
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Il offre une ASSURANCE CONTRE LA PRÉCARITÉ du travail à temps partiel ou autonome qui croît 20 fois plus vite que le salariat à temps plein, comptant pour 80 % des emplois créés au Canada de 1989 à1997;
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Il facilite LES TRANSITIONS D’EMPLOI dans une société du Savoir où on change en moyenne 7 fois d’emploi dans la vie.
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Il favorise la conciliation entre travail , famille et études surtout pour les femmes, chefs de famille monoparentales (31% des assistées sociales), les travailleuses autonomes dont 70% gagnent moins de 10 000$, ou les étudiants en remplaçant les prêts par le revenu minimum garanti ;
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Il Stimule le développement COMMUNAUTAIRE, de l’économie sociale etdes PME car les personnes peuvent prendre des risques d’entreprise, de créativité sociale, d’initiative individuelle sans qu’il s’agisse de risques vitaux, les besoins de base étant couverts par l’allocation universelle.
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Il redonne de la DIGNITÉ à tous, car ce n’est pas de la charité, mais un élément clef du contrat social liant entre eux les citoyens et citoyennes du pays qui en suite, sont invités à contribuer au bien commun, chacun et chacune à leur façon.
Financement public
Les études Legault ont démontré un MANQUE À GAGNER DE 3,330 Milliards $ sur cinq ans simplement pour couvrir les coûts de systèmes du budget du Québec-province. Cela mènera des choix douloureux dans une province étranglée fiscalement : augmenter les impôts, comprimer les dépenses, augmenter le déficit. Réduire la dette publique dans un tel contexte signifie couper dans l’éducation, dans le développement régional, dans la santé dans la lutte à la pauvreté.
On pourra bien sûr lutter contre l’ ÉVASION FISCALE, ré-équilibrer les sources de revenu en mettant plus d’accent sur l’impôt des entreprises, comme au Japon et aux Pays-Bas par exemple, ou en augmentant la progressivité de l’impôt des particuliers comme en Suède. On pourra aussi RÉDUIRE LA DÉPORTATION DES ÉPARGNES À l’ÉTRANGER (80% au Québec) mise en évidence il y a quelques années par Rosaire Morin. Ces mesures permettraient d’amorcer une politique anti-pauvreté, mais elles prendront du temps avant d’avoir un effet.
La meilleure solution et la plus rapide est de rapatrier nos impôts d’Ottawa tout en prenant en charge les pensions de vieillesse, l’assurance chômage et les autres programmes utiles. En doublant ainsi les revenus du Québec, sans doubler les charges compte tenu des énormes surplus fédéraux, nous obtiendrons IMMÉDIATEMENT une marge de manœuvre sur cinq ans de 13,8 Milliards$ que nous pourrons utiliser pour une politique anti-pauvreté, incluant les mesures quant à l’éducation et la santé.
Bourgault a déjà dit que nous ne voulions plus être une province pas comme les autres, mais un pays comme les autres.Trois décennies plus tard, la donne a changée. C’est vers une province comme les autres que nous nous dirigeons par les intrusions fédérales dans les champs de compétence du Québec.
ET POURQUOI PAS PLUTÔT VERS UN PAYS MEILLEUR QUE LES AUTRES, PARCE QUE FAIT PAR NOUS ET POUR NOUS.
D’ici à la souveraineté, je propose
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Dès le 17 novembre, d’ici à l’élection : Que nous élaborions ensemble, avec les principaux acteurs de la société civile dont le collectif anti-pauvreté qui regroupe 18 organisations majeures, une politique nationale anti-pauvreté et un plan de mise en place d’un revenu de citoyenneté dans le contexte d’un Québec souverain
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Au lendemain de l’élection, de donner pleinement effet, dans le Québec province, à la loi 112 sur la lutte à la pauvreté et l’exclusion, comme mesure de transition, tout en mettant en place les dispositifs nécessaires à la politique nationale anti-pauvreté, concrétisant ainsi comment la souveraineté nous permettra d’aller plus loin.
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Après le rapatriement des pouvoirs et des impôts suite du référendum, d’entreprendre la mise en place progressive du revenu de citoyenneté et des autres éléments de la politique national anti-pauvreté.
Il faut combattre l’image du gâteau à partager qu’on utilise souvent pour retarder l’implantation de mesures vigoureuses de solidarité au nom du développement économique. Il ne s’agit pas d’attendre que le gâteau soit plus gros, mais de donner à tous des chances égales de le grossir! La pauvreté coûte cher! La lutte à la pauvreté n’est pas une dépense, c’est un investissement dans le développement du Québec!
Elle exige de nous le rapatriement, de la caisse de l’assurance emploi et des autres programmes fédéraux de sécurité du revenu. Elle demande le rapatriement de la marge de manœuvre budgétaire du Québec qui croule actuellement sous ses responsabilités en santé et en éducation. Elle demande un État québécois souverain participant directement aux instances internationales, travaillant avec d’autres « États progressistes à orienter le mouvement de mondialisation vers des préoccupations d’équité sociale, vers une nouvelle solidarité internationale.
C’EST CE PAYS DU QUÉBEC VRAIMENT SOLIDAIRE À L’INTÉRIEUR COMME SUR LE PLAN INTERNATIONAL, CE PAYS CRÉATEUR ET ÉQUITABLE QUE JE VEUX BATIR AVEC VOUS APRÈS LE 15 NOVEMBRE.
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